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Génériques Inde : une catastrophe sanitaire s’annonce.

Act Up-Paris communique.
mardi 8 février 2005.


"Vous le savez sans doute : si les ARV de marque n’avaient pas été copiés par des fabriquants de génériques, particulièrement par les industriels indiens, on ne parlerait même pas de traitements contre le VIH aux personnes atteintes dans les pays en développement.

La compétition entre CIPLA, Ranbaxy et les multinationales type Glaxo, Merck, BMS a fait baisser les prix de 10 000 dollars à 200 pour la moins chère des combinaisons thérapeutiques.

MAIS IL RISQUE DE NE JAMAIS Y AVOIR DE COMPÉTITION POUR LES TRAITEMENTS DE SECONDE LIGNE !

Les traitements comme l’Effavirenz, le Tenofovir, le Saquinavir ou le Kaletra sont très chers. Ils sont d’autant plus chers qu’il y a peu de concurrence. Le Kaletra et Tenofovir ne sont pas du tout copiés, ils sont hors de prix.

Résultat : Le Tenofovir, recommandé en 2ème intention par l’OMS pour élargir l’accès aux traitements, est inaccessible en Afrique.

Or l’Inde doit se conformer, cette année, aux règles de l’OMC qui lui impose de voter une loi sur les brevets. Si cette loi est votée, et si elle est aussi mauvaise qu’elle en a l’air, alors des traitements comme le COMBIVIR, le TENOFOVIR, l’ATAZANAVIR et même toutes les nouvelles combinaisons de traitements plus anciens risquent d’être brevetés en Inde.

S’ils sont brevetés, ceux qui sont déjà copiés seront retirés du marché, les autres auront la garantie d’un monopole d’au moins 20 ans et sans doute beaucoup plus, dans LE pays qui produit quasiment TOUS les génériques actuels d’ARV pour les exporter dans les pays pauvres.

LES PRIX DE CES TRAITEMENTS RISQUENT DE NE JAMAIS BAISSER.

C’est donc une véritable épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes. En réalité une vraie catastrophe sanitaire pour le monde en développement, et la promesse d’un accès encore plus limité aux traitements indispensables aux personnes vivant avec le VIH dès demain.

Les traitements contre le sida sont menacés, mais aussi bien les traitements contre le cancer, le cholestérol, le diabète et la tuberculose.

L’affaire se joue à partir du 26 février : ce jour-là, le Parlement Indien va débattre de cette loi. Il discutera sur la base d’une "ordonnance" qu’il a déjà rédigée (un texte légal qui ne vaut que six mois) qui a été directement dictée au Ministre de l’Industrie indien par les géants de la pharmacie et qui est donc le pire des textes que l’on puisse avoir : pire que ce que l’OMC exige, ce qu’on appelle une loi TRIPS+. Cette ordonnance, le parlement peut la ratifier, ou la rejeter pour discuter sur d’autres bases.

Il est encore temps de se mobiliser . Les activistes indiens sont actuellement en train de préparer une grande campagne internationale pour appeler au renfort toutes les personnes et tous les groupes concernés par la santé dans le monde.

Nous vous tiendrons au courant, des nouvelles avancées. Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à nous solliciter :

-  Marie de Cenival
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