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AFFECTIONS LONGUE DUREE : MEDECINS ET PATIENTS EN COLERE.

Act-Up questionne.
mercredi 15 mars 2006.


ALD : médecins et patients en colère -( Sandra Boutin)

La première matinée du Medec aura été pour le moins perturbée par la prise de parole répétée de plusieurs militants de l’association Act-Up, furieux du peu de cas réservé aux patients en affection de longue durée et notamment aux malades du sida. Interpellant tour à tour Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Uncam et Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, les représentants de l’association ont dénoncé les multiples refus de prise en charge à 100% des soins nécessaires à ces patients en ALD. Les médecins eux-mêmes disent essuyer de nombreux refus de la part des médecins-conseils de la Cnam « pour une virgule mal placée » sur un protocole de soins. Selon les militants d’Act-Up, ce protocole de soins aurait besoin d’être revu, tant il est « impossible à remplir » convenablement.

Face à ces critiques, Frédéric Van Roekeghem a concédé qu’effectivement, il semble important de simplifier le parcours des malades en ALD et a accepté de rencontrer les représentants d’associations de malades : « si vous avez le sentiment qu’il y a des difficultés, nous en parlerons ensemble », a-t-il en effet déclaré. Même déclaration d’intention de la part de Philippe Bas, qui s’est dit « tout à fait déterminé à examiner les difficultés que vous (les malades en ALD, ndlr) rencontrez (...). Les difficultés que vous évoquez ne sont pas telles qu’elles ne puissent être résolues ».

Cette polémique se fait jour alors que d’autres difficultés avaient déjà été mises à jour il y a quelques semaines s’agissant des affections de longue durée. En effet, alors que le parcours de soins n’oblige pas les assurés sociaux à déclarer un médecin traitant, l’article L 324-1 de al loi du 13 août 2004 pose que le protocole de soins doit être établi conjointement par le médecin traitant et le médecin-conseil de l’assurance maladie : obligation est donc tacitement faite aux malades en ALD de choisir un médecin traitant, faute de quoi leurs soins ne seront pas pris en charge à 100 %.

MEDEC : "Rendez-vous exceptionnel entre médecins généralistes et professionnels de la santé".

NDLR (le rapport qualité/prix reste à prouver)



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