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Hôpitaux :

LES URGENTISTES MENACENT D’UNE GREVE RECONDUCTIBLE LE 24 DECEMBRE 2007.

mardi 18 décembre 2007.


Les syndicats des médecins urgentistes menacent d’une grève « durable » de la permanence des soins à partir du 24 décembre sans accord avec le gouvernement sur les heures supplémentaires et les astreintes accumulées dans les comptes épargne-temps.

Les syndicats, regroupés au sein de la Fédération de la permanence des soins hospitalière (FPSH), doivent être reçus mardi au ministère de la Santé à Paris.

« Les syndicats de la FPSH ne peuvent plus se contenter de promesses concernant un règlement prochain de l’avenir des comptes épargne-temps, des gardes et astreintes et des heures supplémentaires des praticiens hospitaliers », écrivent les syndicats -parmi lesquels l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) et plusieurs organisations d’anesthésistes-réanimateurs- dans un communiqué diffusé lundi.

« Ces dossiers font l’objet d’un suivi depuis plus d’un an, selon le ministère de la Santé, sans que l’on n’ait vu, à ce jour, la moindre amélioration des conditions de travail des médecins hospitaliers », poursuivent les syndicats.

« Les représentants de la FPSH sont reçus mardi », soulignent les syndicats qui « rappellent qu’en absence de relevé de conclusions ou de présentation d’un projet de décret, ils appelleront les médecins hospitaliers à organiser une grève durable de la permanence des soins à partir du lundi 24 décembre 2007 ».

Les syndicats menacent également d’appeler les urgentistes « à vider leur compte épargne-temps en 2008, en posant dès cette semaine deux fois 15 jours pour la période comprise entre le 1er mars et le 30 avril 2008 ».

Enfin, ils menacent aussi d’appeler les praticiens à refuser des heures supplémentaires, c’est-à-dire « ne pas dépasser les obligations statutaires pour leur durée de travail hebdomadaire, soit 48 heures maximum gardes et déplacements en astreinte compris ».

Les syndicats « s’étonnent » par ailleurs « de la décision de la ministre de gratifier les seuls médecins libéraux (...) de 150 euros pour la réalisation normale d’une présence de jour les 24 et 31 décembre », alors que selon eux, « dans ce domaine, aucun encouragement n’est apporté au secteur public dont l’engagement pour la permanence des soins continue d’être dévalorisée ».



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