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Dépèche

Assurance-maladie : mobilisation mitigée contre la convention

samedi 22 janvier 2005.


samedi 22 janvier 2005, 17h58 Assurance-maladie : mobilisation mitigée contre la convention

PARIS (AP) - Mobilisation mitigée des médecins généralistes. Environ un millier de praticiens et d’internes selon la police (2.500 à 3.000 selon les organisateurs) ont défilé à Paris samedi pour dénoncer la convention d’assurance-maladie instaurant le dispositif du "médecin traitant" dans le cadre de la réforme de la "Sécu".

Partis du parvis de la gare Montparnasse vers 13h30, les protestataires venus de plusieurs régions de France ont défilé dans le calme jusqu’aux abords du ministère de la Santé, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Tous ensemble, la médecine générale gêne et râle".

"Douste-Blazy si tu savais, ta réforme où on s’la met !" ont notamment scandé les protestataires, dont beaucoup défilaient en blouse blanche, certains portant des cercueils sur lesquels était inscrit : "Ci-gît l’assurance-maladie solidaire".

L’intersyndicale nationale autonome des internes en médecine générale (ISNAR-IMG), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) ou encore l’organisation MG-France (deuxième syndicat de médecins généralistes) étaient à l’origine de cette manifestation nationale.

MG-France, qui avait appelé tous les praticiens généralistes à la grève dans le cadre de cette journée de mobilisation, assure que 80% des cabinets médicaux étaient fermés samedi.

Avec le système mis en place par l’assurance-maladie et le gouvernement, "ce sont les généralistes qui vont devoir assurer la coordination des soins et la synthèse du dossier médical sans aucune contrepartie, le tout dans un contexte de baisse de démographie médicale" a déclaré à l’Associated Press Pascale Marco, présidente de l’ISNAR-IMG.

Dans la nouvelle convention -signée le 12 janvier par trois syndicats majoritaires de médecins libéraux- chaque assuré doit choisir un "médecin traitant", la plupart du temps son médecin généraliste, qui devient le coordinateur du dossier médical et du parcours de soins de chaque patient, afin d’éviter les dépenses générées par le "nomadisme médical".

Avec ce système, les généralistes craignent de voir leur charge de travail augmenter, et notamment de devoir supporter la responsabilité de toutes les économies attendues par la réforme sans aucune contrepartie, alors que les spécialistes ont obtenu une revalorisation ainsi que des autorisations de dépassement d’honoraires.

Si la mobilisation est apparue relativement faible samedi à Paris, la convention pourrait connaître quelques difficultés d’application sur le terrain, plusieurs syndicats membres de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF, principale organisation signataire de la réforme) notamment celui des gynécologues et obstétriciens, ayant fait part de leur "inquiétude".

De son côté, le porte-parole de MG-France, Pierre Costes, en appelle au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin "pour remettre le système sur les rails". AP



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