l’apprentissage de la liberté.

liberte-parole

Suite à un article paru sur le site http://fr.techcrunch.com reprochant à Facebook de ne pas censurer les groupes de discussion révisionnistes.
La lecture de l’article et les commentaires auxquels il a donné lieu m’ont amené à m’interroger : la censure est-elle légitime et sur quelle base se construit cette légitimité ?
Les victimes ou descendant de victime et plus largement les personnes se sentant offensés par une opinion, ont-elles le droit de décider de ce qui peut être dit, écrit ou lu au sujet de ce qu’ils considèrent comme leur souffrance ?
Des groupes de pression, des lobbys entendent interdire l’expression de certaines expressions, mais de quel droit ?
Les idées de ces groupes révisionnistes me répugnent, mais la liberté m’est chère, elle est sacrée à mes yeux, qui peut m’empêcher de lire ce que ces gens écrivent ? Mon discernement serait-il sujet à caution au point de laisser un tiers décider à ma place de ce qui est bon ou mauvais pour moi ?
C’est ce qu’entendent faire ceux qui promeuvent la censure sur internet ou dans la presse : interdire les opinions qui leur déplaisent et décider à notre place de ce que nous avons le droit de lire ou entendre, pour notre bien, cela va sans dire…
Une bien étrange conception de la liberté.

Selon moi la liberté est indivisible et sacrée, la découper en petits morceaux sous prétexte qu’il y aurait une « bonne » liberté et une « mauvaise » liberté c’est déjà enfoncer un poignard dans le sein merveilleux de la liberté d’expression et tracer un bien triste sillon, celui de la servitude et du conformisme.
La liberté par définition est insolente, dérangeante, provocante, déplaisante, si cela vous dérange alors vous n’êtes pas fait pour la liberté.
Nul ne peut décider pour autrui, nul ne devrait pouvoir faire taire une opinion sous prétexte qu’elle le dérange.
Cela ne veut bien évidemment pas dire que toutes les opinions se valent, mais c’est à chacun de nous de décider, eclairé par notre discernement, la culture, quelle opinion est valable et quelle autre ne mérite qu’indifférence et mépris.
C’est faire bien peu de cas de cette capacité de discernement vraiment !
A choisir dans le fond je préfère encore vivre dans un monde où les pires charognes pourraient écrire n’importe quelle connerie sur n’importe quel sujet que de vivre dans un monde désinfecté à l’eau bénite et à la javel de la bien pensance.
Ce débat n’est pas terminé et il me fait mesurer le difficile apprentissage de la liberté.

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