Monsieur le Président…

IRELAND-EU/

Un élu de Lorraine interpelle notre « président  » sur des violences commises lors de son déplacement du 12 mai à Nancy par… par ? Par nos amis les flics bien entendu !
C’est tellement banal.
Il n’y a plus de déplacement présidentiel sans heurts, arrestation, mise à sac de la ville.
Dorénavant quand un type se fera défoncer le crâne en pleine rue il conviendra de suspecter par ordre de priorité, les flics de la Police nationale et les CRS et seulement après les hommes de main du milieu et pour finir les sauvageons de banlieue.
Ne riez pas, c’est vrai !
J’aimerais tellement me dire que nous vivons dans un  pays où la liberté d’expression et le droit de manifester sont respectés, ou la police est au service des citoyens de ce pays…
Où est passée notre liberté ? Qui nous l’a prise ?

Voici la lettre :

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République,

sous couvert de Monsieur le Préfet de Meurthe et Moselle

Monsieur le Président,

Vous êtes venu à Nancy ce mardi 12 mai. Comme quelques centaines de personnes, j’ai tenté de vous faire savoir mon désaccord avec votre projet de loi « « Hôpital, Patients, Santé, Territoire ». Je voulais aussi vous dire la crainte déjà ressentie par les 650 personnes dont le poste sera supprimé ici.

Dans l’exercice de notre droit à manifester, nous sommes arrivés à quelques centaines de mètres du cortège de véhicules.

Certains ont alors commencé à quitter la place de Vosges.

Un individu a entrepris la fouille d’une poubelle. J’étais à moins de 10mètres. (j’affirme qu’il n’y a pas mis le feu comme la police l’a affirmé ensuite ; aucune flamme ni fumée n’est jamais apparue)

Tout à coup, il a été plaqué au sol par 4 policiers tandis Que 3 autres restaient debout à proximité. Ils l’ont amené à 2 mètres de moi et de quelques autres personnes.

Alors que l’individu était maitrisé, maintenu face contre le sol, l’un des policiers lui assené un coup de genou entre les omoplates puis 2 autres l’ont saisi et l’ont trainé par terre, les mains liées dans le dos.

Je me suis avancé d’un pas pour dire au policier debout, le plus proche, qu’il était inutile de le brutaliser ainsi puisqu’il était entravé et ne résistait pas. D’autres personnes ont crié leur révolte devant ces gestes …

Je dois ajouter à ce moment de mon récit que j’ai 60 ans et que je portais mon écharpe d’élu du Conseil Régional de Lorraine et étais donc totalement indentifiable.

Probablement pris de panique, le policier a sorti sa bombe lacrymogène et a aspergé devant lui, donc sur moi à 50cm.

En tant qu’élu de la République j’ai vigoureusement protesté … avant de ne plus rien voir !

S’en est alors suivi une bronca et les policiers ont rapidement rebroussé chemin avec l’individu.

Cette violence policière était totalement gratuite … et aucunement justifiée. Il y avait alors encore environ 200 personnes sur la place et les policiers largement en surnombre mais il ne s’en fallu d’un rien que ça ne dégénère !

L’incident a été provoqué par la police qui aurait du demander d’abord au service d’ordre des manifestants mais a voulu montrer ou était la force !

J’étais à Strasbourg au moment de la manifestation contre l’intégration de la France dans le commandement de l’OTAN et je constate que désormais la police n’a jamais la volonté de « garder la paix » mais d’attiser les affrontements !

Monsieur le Président de la République, est-ce votre volonté ou est-ce par crainte d’être submergés que les policiers agissent ainsi ? Avons-nous à faire à des personnes qui n’ont pas « la maitrise du terrain » ? qui n’ont pas encore participé à la formation qui leur aurait permis de garder leur sang froid ?

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’accepter mes salutations les plus citoyennes.

Le blog de l’élu

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