Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !

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La crise à du bon parfois : moins de consommation, moins de pollution et des gens qui s’arrêtent un instant pour se poser les bonnes questions.
Des questions hautement subversives du style :

  • Pourquoi accepter cette vie ?
  • Où je vais comme ça ?
  • Une autre façon de vivre est elle souhaitable ou seulement possible ?
  • Quelle place doit avoir le travail dans ma vie ?
  • Mon travail a t’il du sens ?
  • Ce travail est-il nécessaire à mon bonheur ?

Ces questions essentielles nous avons renoncé à nous les poser.
Vous n’en avez pas marre de voir tous les matins dans le bus les mêmes tronches d’enterrement ?
Personne ne veut de cette vie et pourtant nous nous accrochons à cette pauvre vie, car nous n’avons que ça, c’est du moins ce que nous croyons ou ce qu’on cherche à nous faire croire.
Pourquoi acceptons-nous de vivre ainsi ?
Nos existences sont absurdes et rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir une vie qui a du sens…
Nous nous agitons comme des mouches dans un bocal, mais nous ne mesurons pas à quel point la vie qu’on nous impose est abjecte.
Tiens j’ai appris que le gouvernement souhaite proposer un service de garde d’enfant aux femmes au chômage pour les inciter à accepter des offres d’emploi, en clair ce gouvernement de merde considère que le temps qu’une femme ou un père passe avec son enfant est une perte de temps qu’il convient d’éliminer…
On va donc payer des inconnus pour s’occuper de votre enfant au lieu de vous aider à vous occuper de lui par l’octroi d’une allocation par exemple… et tout ça pour quoi ? pour vous obliger à accepter un boulot de merde sous-payé.
Le comble serait qu’une femme renonce à s’occuper de son enfant pour bosser dans une de ces crèches à s’occuper des enfants d’autres femmes obligées elles aussi à renoncer à leurs enfants pour aller bosser dans des crèches à la con…
Cette société de merde marche vraiment sur la tête !
Voici un article du Los Angeles Times sur des chômeurs qui sont très contents d’être au chômage.

Chômeurs et heureux de l’être

Perdre son emploi n’est pas toujours synonyme de tragédie. De plus en plus de jeunes Américains en profitent pour prendre du bon temps. Bienvenue dans l’ère du funemployment.
18.06.2009 | Kimi Yoshino

Michael Van Gorkom a été licencié par Yahoo ! fin avril. Il n’a pas paniqué. Il ne s’est pas précipité chez un psy. Au lieu de cela, cet homme de 33 ans, qui vit à Santa Monica, a découvert qu’être au chômage « peut avoir de bons côtés ». Tandis que des millions d’Américains cherchent désespérément un emploi pour échapper aux expulsions et à la faillite [personnelle], d’autres trouvent que la crise économique a du bon. Ces chômeurs heureux sont généralement des célibataires âgés de 20 à 40 ans. Certains ont été licenciés. D’autres ont démissionné, attirés par des plans de départ volontaire avantageux. Maintenus à flot par leurs indemnités, leurs économies, leurs allocations chômage ou leurs parents, ces chômeurs-là ne passent pas leurs journées à écumer les offres d’emploi. Ils en profitent pour voyager. Ils retournent à leurs chères études ou font du volontariat à la soupe populaire de leur quartier. Et au moins jusqu’à l’assèchement de leur compte en banque, ils se satisfont de vivre au jour le jour.

« Avoir du temps, cela me permet d’y voir plus clair, je prends ça comme un cadeau », explique Aubrey Howell, 29 ans, de Franklin (Tennessee), qui a perdu son emploi de gérante d’une boutique de thé en avril. Après s’être accordée une période de grasses matinées et de visites à sa famille en Floride, elle s’interrogeait récemment sur Twitter : “Unemployment or funemployment ? [chômage ou chômage-plaisir].”
Vous n’avez jamais entendu parler du funemployment ? Voici la définition qu’en donne l’Urban Dictionary : « Etat d’une personne qui profite d’une période de chômage pour prendre du bon temps ».

Ce terme n’est peut-être pas encore entré dans notre vocabulaire de tous les jours, mais un petit contingent d’accros aux médias sociaux, qui ont du temps à ne plus savoir qu’en faire, s’échangent sur Twitter des messages du genre : « Je profite de mon funemployment pour faire un road trip à Portland », « Vive le funemployment pour se remettre à lire » ou encore “Qui a besoin de travailler ? »
Attitude irresponsable ? En tout cas, ce phénomène en dit long sur l’évolution de la société américaine. Selon des experts, il traduit à la fois le narcissisme culturel américain – notre propension à l’égocentrisme et le sentiment que tout nous est dû – et une réaction de rejet du monde de l’entreprise.

« Avec la récession, le chômage est mieux assumé », assure David Logan, professeur à la Marshall School of Business de l’université de Californie du Sud. « Pourquoi ne pas profiter de ce temps pour faire quelque chose de sympa ? » Jean Twenge, professeur de psychologie à l’université d’Etat de San Diego, explique que nombre de salariés, à force de passer leurs soirées et leurs week-ends au bureau, ne font plus la différence entre vie personnelle et vie professionnelle. Quand ils arrêtent de travailler, ils comprennent ce à quoi ils avaient renoncé.
Nina Flores, 28 ans, a démissionné de son poste de consultante juridique à Costa Mesa le 1er février dernier. Elle ne regrette rien. « On se rend compte qu’on passait à côté de beaucoup de choses, commente-t-elle. Soit parce qu’on était tout le temps pendu à son BlackBerry, soit, comme c’était mon cas, parce que j’étais sans cesse en déplacement pour mon travail. Je ne peux pas imaginer recommencer, sacrifier tout ce que je veux faire pour moi… »

Si l’on en croit Jean Twenge, le travail occupe une place moins essentielle dans la vie de beaucoup de jeunes. Aujourd’hui, les gens sont plus nombreux que dans les années 1970 à vouloir un travail qui leur laisse beaucoup de temps libre. De même, les jeunes salariés sont moins prêts à faire des heures supplémentaires. Quitteraient-ils leur emploi s’ils avaient assez d’argent ? Quand on leur pose cette question, ils sont plus nombreux à répondre « oui », même si la majorité affirme qu’elle continuerait à travailler. « Une chose est sûre, on voit apparaître une génération pour laquelle le travail n’est plus la seule raison d’être », conclut Twenge.

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3 réponses à “Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !”


  • Pour ne parler que des femmes contraintes, par leur situation à bosser et donc à laisser leurs enfants aux mains de nounous , donc à ne pas les élever elles-même (comme il est souhaitable pour le bon équilibre de ces enfants ) …je trouve un parallèle extraordinaire et affligeant avec la politique des Pays Communistes ( Russie ,Yougoslavie, Roumanie …etc…) Pourtant nous sommes sous régime Ultra-libéral Non ? Ce qui me fait dire une fois de plus :
    Ultra-Libéralisme facisant / Communisme Etatique = même médaille recto/verso ! Quand sortirons-nous de ces chemins tordus qui mènent au pire ?????

  • Les pouvoirs autoritaires ont toujours tenté de briser les liens de la famille.
    La familles est un lieux de résistance à la tyrannie, c’est la plus petite structure d’opposition et de solidarité, celle qui reste quand tout a été détruit.
    Avoir des individus isolés, éparpillés, égoïstes et démunis face au pouvoir, tel est l’objectif de tout pouvoir usant de la tyrannie.

  • J’ai beau criser contre la Gauche descendue au 36ème sous-sol , par sa faute , le caviar étant trop goûteux elle n’y a pas résisté , il faut bien dire que …un espoir se lève …il semblerait qu’enfin elle ait pris conscience de SA responsabilité , son devoir d’opposition à la politique facisante qui nous est imposée ! La Gauche qui a touché le fond a-t-elle enfin donné le coup de pied salvateur au fond de la piscine pour ne pas mourir ?…je guette et j’espère ! Amicalement à toi jeune homme

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