Le syndrome du larbin

Vous le reconnaissez ? C’est votre coiffeur, votre charcutier, le maire de votre village mais c’est dans les médias que vous en trouverez la plus forte concentration.
Certains ont été éduqués mais ils présentent tous une caractéristique commune : un amour démesuré pour la soumission que leur inflige leurs maîtres. Le larbin donnerait sa vie pour épargner celle de son maître, c’est ce qui le rapproche des chiens de berger, teckels et Saint Bernard, une autre caractéristique du larbin c’est sa sociabilité, il aime se fondre dans la masse et être traité comme du bétail car son avis ne compte pas, d’ailleurs il n’a pas d’avis, d’autres pensent à sa place et c’est mieux ainsi. Les structure de masse comme l’armée, la police sont ainsi des environnements propices à son épanouissement.
Sa voix c’est celle de son maître, qui parle en lui comme le ferait un ventriloque, c’est une qualité extraordinaire du larbin que de s’effacer totalement et de répéter tel un perroquet toutes les âneries qui sortent de la bouche du maître, cette faculté extraordinaire a été étudiée par des sociologues mais elle n’a jamais été vraiment comprise tant elle est déroutante.
Le larbin affiche les goûts du maître, il essaie de lui ressembler sans y parvenir,  ce mimetisme atteint parfois des proportions extraordinaires chez de simples ouvriers qui se saignent aux quatre veine pour s’offrir la berline de leur maître ou la Rolex de leur chef de service, car c’est une bonne chose de paraître riche comme les maîtres même quand on est pauvre !
Tel est le larbin éternel, mamelle nourricière de toutes les dominations, bras armé de tous les tyrans.
Vous pensiez que votre ennemi était le patron, vous avez juste oublié celui sans lequel rien de tout cela ne serait possible : le larbin bien évidemment !

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