Précarisé, appauvri, terrorisé, méprisé, humilié.

Qui ? qui ?
Vous, moi, nous.
C’est le bilan que je tire de l’évolution des choses depuis une 20aine d’années.

Précarisés nous le somme par un système économique absurde qui a non seulement renoncé à servir les intérêts de la population humaine en faisant du marché le centre de gravité du système et les détenteurs du capital les principaux bénéficiaires de cette logique folle mais aussi en détruisant durablement les éléments constitutifs de toute société civilisée comme les solidarités, la confiance dans l’avenir, le développement personnel…

Appauvris nous le sommes depuis 20 ans, nous travaillons de plus en plus pour en avoir de moins en moins dans la poche, nos vies sont rythmées par le monde du travail, toujours plus brutal et plus exigeant et la consommation effrénée de biens pour la plupart inutiles en guise de palliatif, nous cédons des pans entiers de nos existences à la logique économique et nous oublions l’essentiel : nos proches, nos amis, notre vie intime, la culture, la spiritualité et la lutte pour une autre façon d’exister.
Il s’agit là du plus grave, de la plus insidieuse menace pour notre liberté, je parle de l’appauvrissement mental, celui qui fait des nous des producteurs machinal et des consommateurs compulsifs.
Cette énergie précieuse, celle qui fait de nous des hommes, des femmes, est littéralement pompée par la logique économique, en témoigne les politiques menées depuis 10 ans en faveur de la logique économique, toujours au dépend de la vie intime des individus et de leur qualité de vie.
C’est un véritable viol de nos consciences dont il s’agit.

Terrorisés nous le somme par la fausse violence affichée des médias, les « terroristes » nous menaceraient sois disant… combien ont ils fait de mort au juste ces 10 dernières années en comparaison des destruction insensées produite par les armées de la liberté et du bien aux quatre coins de la planète ?

Terrorisés nous le somme en fait par la peur de perdre le peu que nous avons, la peur de perdre l’emploi qui nous permet de survivre, la peur d’être radiés du chômage, la peur de se voir refuser le RMI par une décision administrative absurde, la peur d’être mis à la porte de son logement et de se retrouver sdf… et la peur des fin de mois, interminables souffrance, inutile et atroce.
Cette peur là ils nous l’ont mis dans nos têtes, ils ont fait de nos vies une enfer pour leur plus grand bonheur, celui des riches, des possédants, jamais rassasiés, jamais comblés.

Méprisés nous le somme par cette police omnipotente, autoritaire qui sert les intérêts des possédants, comme d’habitude…
Méprisés par cette classe de politocard qui ont oublié qu’ils étaient à notre service et par ces cohortes la larbins médiatiques, dociles au service des mêmes, encore et toujours eux…

Humiliés, enfin ! le taser, le scanner qui dévoile notre intimité au regard inquisiteur des flics, les caméras qui nous épient et nous ravalent au rang de criminels potentiels.
Tout cela est la marque de notre servitude présente et future.
La suite ? le toucher rectal avant la montée dans l’avion ? la code barre tatoué sur la nuque ? la puce implantée sous la peau ?

Je ne sais mais je suis sûr d’une chose : la liberté est chèrement acquise et elle doit être jalousement défendue, ceux qui l’oublient redeviendront les esclaves qu’ils ont été.

Il est temps, grand temps de se révolter et de dire STOP, vous ne passerez pas avec votre idéologie d’extrême droite car nous n’avons pas peur et nous avons décidé souverainement que nous étions libre !

Autres articles du site...

2 réponses à “Précarisé, appauvri, terrorisé, méprisé, humilié.”


  • Tu es bien jeune Kamel , ma longue vie me permet ,non seulement d’être tout a fait d’accord avec ce que tu écris ,mais encore d’ajouter : c’est le pire gouvernement que j’ai jamais vu !!!

  • Salut Bernache, je crains hélas que les choses soit bien pires.
    Si le problème se résumait à ce gouvernement inepte les choses seraient pas aussi graves car les gouvernements passent…
    C’est un système qui est en place et pas qu’en France, un système fondé sur l’exploitation et le mépris de l’homme dans sa nature intime, un système qui ignore ce que nous sommes et qui ne voit en nous qu’une force de production et un consommateur frustré…
    Un système qui méprise la liberté.
    Le sarkozisme comme le berlusconnisme ou le bushisme ne sont que des symptomes d’un mal bien plus profond qui s’appelle le libéralisme et la cupidité.

Laisser un commentaire