Archives pour le mot-clé «anarchie»

Oui, ouvrez la voie !

Ne vous arrêtez pas.

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Le peuple a le droit de se défendre, il doit apprendre à se défaire de la bouillie mentale dans laquelle ceux qui nous écrasent aiment à le voir patauger : les soirées foot autour de quelques bières entre intellectuels, les sorties à la cons et bien entendu le lendemain : boulot avec les poses de 5 mn et les discussion passionnées et passionnantes sur le soirée foot de la veille, le métro avec l’indispensable numéro de l’Equipe pour finir moins con, et après brosse à dent et hop dodo…
Laissons les maitres du monde nous diriger et penser pour nous et aidons nos amis les patrons à gagner leurs pitance quand même !

Le peuple a été émasculé, castré, il ne sait plus se battre, il doit apprendre à se battre s’il veut avoir un avenir, n’en déplaise à tout ces pompeux qui pérorent dans les colonnes du Figaro et de Libé et qui n’ont de cesse de vomir le peuple et ses colères légitimes.
Faut-il séquestrer les patrons, est-ce bien raisonnable ? nous demandent ces poulets de basse-cour qui n’ont jamais tenu une truelle de leur vie.
Que savent-ils de la vie des ouvriers de Continental, floués !
Que savent-ils de leur détresse et de la violence institutionnelle qui leur est infligée par ce système économique pourri ?
Que savent-ils du monde des travailleurs eux qui ne font que parler ?!
La violence est-elle légitime ? Mais quelle bande de cons !
Et la Révolution française elle était légitime ?!
La libération de la France du joug nazi elle était légitime ?!
Notre monde est violent, l’histoire est violente et malheur à ceux qui l’oublieraient car ils sont condamnés.

Défaire ce qui a été fait pas ceux qui nous écrasent, cesser d’écouter ce verbiage inutile qui n’a qu’un seul but : endormir le peuple.
Et se révolter partout, tout le temps.

Vive la REVOLUTION !

 
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Citation de Ricardo Flores Magón, à méditer.


Ricardo Flores Magon (1873-1922) fut l’un des principaux théoriciens de la Révolution mexicaine. Responsable du journal Regeneración, il incarne la tendance radicale, anarchiste et poétique des mouvements qui combattaient pour la terre et la liberté (Tierra y Libertad). Le mouvement zapatiste contemporain de Marcos et la toute récente Commune de Oaxaca (2006) doivent beaucoup à cette pensée
allégorique.

Le mendiant et le voleur
« L’honnêteté ne vit pas à genoux, prête à ronger l’os que l’on daigne lui jeter. Elle est fière par excellence. Je ne sais si je suis honnête ou non, mais je dois t’avouer qu’il m’est insupportable de supplier les riches de m’accorder, au nom de Dieu les miettes de tout ce qu’ils nous ont volé. Je viole la loi ? C’est vrai, mais elle n’a rien à voir avec la justice. En violant les lois promulguées par la bourgeoisie, je ne fais que rétablir la justice bafouée par les riches, qui volent les pauvres au nom de la loi. »

On nous terrorise…

Écoutez ça, c’est si vrai.

 
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Benois 16 ? on l’emmerde !

Manif le 16 septembre pour rappeler une évidence qui l’est de moins en moins pour la classe politique pourrie qui nous dirige : la France est une république LAIQUE !

Pourquoi j’ai tué par Octave Garnier.

« C’est bien son regard de feu, je le reconnaitrai entre mille » dira de lui l’encaisseur Caby, Octave Garnier dit Octave le Terrassier, était un anarchiste, membre de la Bande à Bonnot qui défraya la chronique au début du 20eme siècle.
Garnier fut exécuté d’une balle dans la tempe par la police le 14 mai 1912 lors du siège de sa planque de Nogent-sur-Marne, à l’issue d’une fusillade qui dura une journée et mobilisa plusieurs centaines de policiers et zouaves.
Son camarade René Vallet fut lui aussi tué lors de l’assaut.
Garnier avait 22 ans.
Je ne cherche bien évidemment pas à justifier les assassinats dont il se rendit coupable lui et ses comparses lors de leurs braquages mais à la lecture de la confession qui suit et qui fut retrouvée par la police dans le planque assiégée je pense qu’il serait stupide de voir en Garnier un simple truand.
Ce texte est très intéressant, il témoigne des injustices qui mèneront le jeune Garnier à faire le choix de la violence.
La violence est-elle légitime quand elle répond à une violence, la violence d’un système qui s’abat sur des enfants, des vieillards, des malades, une violence qui écrase les hommes pour en faire une matière première malléable aux mains des bourgeois ?
Les juriste nous expliquent que nous ne pouvons pas faire justice nous même, mais qui pouvait rendre justice au jeune Garnier à l’époque où le seul choix qui s’offrait à un jeune garçon pauvre était une existence de dur labeur avec l’alcoolisme comme seule issue ?
Qui pouvait rendre justice aux opprimés ? La « justice » des bourgeois ? La « justice » des curés qui promettent aux malheureux une vie après la mort ? mourrez lorsque vous êtes vivant pour vivre lorsque vous serez mort…
Comment un jeune homme plein de vie et d’énergie aurait-il pu accepter une telle existence ?
Garnier fera le choix de la fuite en Belgique dans un premier temps pour échapper au service militaire, sa conscience politique se développera, elle l’amènera à rejoindre des groupuscules anarchistes.
Si Garnier ne s’était pas révolté quel aurait été son destin ? sa vie aurait été celle d’une de l’une de ces brutes dont il parle, pour ensuite finir probablement sous forme de chair à canon sur les champ de bataille de la première guerre mondiale… Voilà le destin que cette société pourrie de la fin du 19eme siècle offrait aux jeunes issus de milieux défavorisés.
Le mérite de Garnier c’est d’avoir su dépasser cette condition, la fuir au prix d’une courte vie.

J’ai trouvé ce texte sur le site suivant : http://infokiosques.net

Infos intéressantes ici : http://fra.anarchopedia.org/Octave_Garnier

Pour ceux qui n’aiment pas lire sur écran vous pouvez écouter ce texte :

 
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Les Mémoires publiés dans ce chapitre sont ceux de Garnier et non de Callemin. Ils ont été trouvés à la villa Bonhours de Nogent-sur-Marne et ont été conservés sous scellés portant le numéro 396 avant d’être versés aux Archives de la Préfecture de Police. Par suite d’une erreur, on a mentionné, page I du manuscrit : « Mémoires de Callemin dit Raymond la Science » et c’est sous ce titre que je les ai reproduits. Je profite de la possibilité qui m’est aujourd’hui offerte pour rectifier et je remercie M. Malcolm Menziès qui m’a signalé l’erreur.
J. MAITRON.
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