Archives pour le mot-clé «pénibilité»

Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !

225679483

La crise à du bon parfois : moins de consommation, moins de pollution et des gens qui s’arrêtent un instant pour se poser les bonnes questions.
Des questions hautement subversives du style :

  • Pourquoi accepter cette vie ?
  • Où je vais comme ça ?
  • Une autre façon de vivre est elle souhaitable ou seulement possible ?
  • Quelle place doit avoir le travail dans ma vie ?
  • Mon travail a t’il du sens ?
  • Ce travail est-il nécessaire à mon bonheur ?

Ces questions essentielles nous avons renoncé à nous les poser.
Vous n’en avez pas marre de voir tous les matins dans le bus les mêmes tronches d’enterrement ?
Personne ne veut de cette vie et pourtant nous nous accrochons à cette pauvre vie, car nous n’avons que ça, c’est du moins ce que nous croyons ou ce qu’on cherche à nous faire croire.
Pourquoi acceptons-nous de vivre ainsi ?
Nos existences sont absurdes et rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir une vie qui a du sens…
Nous nous agitons comme des mouches dans un bocal, mais nous ne mesurons pas à quel point la vie qu’on nous impose est abjecte.
Tiens j’ai appris que le gouvernement souhaite proposer un service de garde d’enfant aux femmes au chômage pour les inciter à accepter des offres d’emploi, en clair ce gouvernement de merde considère que le temps qu’une femme ou un père passe avec son enfant est une perte de temps qu’il convient d’éliminer…
On va donc payer des inconnus pour s’occuper de votre enfant au lieu de vous aider à vous occuper de lui par l’octroi d’une allocation par exemple… et tout ça pour quoi ? pour vous obliger à accepter un boulot de merde sous-payé.
Le comble serait qu’une femme renonce à s’occuper de son enfant pour bosser dans une de ces crèches à s’occuper des enfants d’autres femmes obligées elles aussi à renoncer à leurs enfants pour aller bosser dans des crèches à la con…
Cette société de merde marche vraiment sur la tête !
Voici un article du Los Angeles Times sur des chômeurs qui sont très contents d’être au chômage.

Chômeurs et heureux de l’être

Perdre son emploi n’est pas toujours synonyme de tragédie. De plus en plus de jeunes Américains en profitent pour prendre du bon temps. Bienvenue dans l’ère du funemployment.
18.06.2009 | Kimi Yoshino

Michael Van Gorkom a été licencié par Yahoo ! fin avril. Il n’a pas paniqué. Il ne s’est pas précipité chez un psy. Au lieu de cela, cet homme de 33 ans, qui vit à Santa Monica, a découvert qu’être au chômage « peut avoir de bons côtés ». Tandis que des millions d’Américains cherchent désespérément un emploi pour échapper aux expulsions et à la faillite [personnelle], d’autres trouvent que la crise économique a du bon. Ces chômeurs heureux sont généralement des célibataires âgés de 20 à 40 ans. Certains ont été licenciés. D’autres ont démissionné, attirés par des plans de départ volontaire avantageux. Maintenus à flot par leurs indemnités, leurs économies, leurs allocations chômage ou leurs parents, ces chômeurs-là ne passent pas leurs journées à écumer les offres d’emploi. Ils en profitent pour voyager. Ils retournent à leurs chères études ou font du volontariat à la soupe populaire de leur quartier. Et au moins jusqu’à l’assèchement de leur compte en banque, ils se satisfont de vivre au jour le jour. Poursuivre la lecture de «Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !»

La canaille.

gerardbloncourt1957cg5

Dans la vieille cité française
Existe une race de fer
Dont l’âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n’ont qu’un taudis.
C’est la canaille, et bien j’en suis.

Ce n’est pas le pilier du bagne,
C’est l’honnête homme dont la main
Par la plume ou le marteau
Gagne en suant son morceau de pain.
C’est le père enfin qui travaille
Des jours et quelques fois des nuits.
C’est la canaille, et bien j’en suis. Poursuivre la lecture de «La canaille.»

 
icon for podpress  Standard Podcast: Play Now | Play in Popup

Travailler tue.

sarko-esclavage-web

2 personnes meurent en moyenne chaque jour en travaillant…
Mourir pour gagner sa vie, quelle ironie !
Le travail est l’une des premières causes de mortalité dans le monde, une cause sous-estimée et ignorée et encore je ne parle que des morts directes et pas des maladies engendrées par le travail qui réduisent l’espérance de vie des gens et les tue petit à petit.
On trouve ça normal de voir mourir un mineur ou un maçon à 60 ans alors qu’un pharmacien qui meure à 60 ans ça ne passe pas… il est mort jeune, comme c’est triste…
Les morts des guerres soulèvent le coeur de ceux qui en ont un, ceux du SIDA ou de la pauvreté nous révoltent, mais rares sont les morts au travail qui nous inspirent de la révolte.
Pour quelle raison ? Simplement parce que le travail est l’une de nos vaches sacrées, un élément central dans notre société, une de nos aliénations les plus puissantes qui nous maintien, qui nous contrôle et dirige nos vies, peu y échappent et encore moins s’imaginent une vie en dehors du travail… un mal nécessaire me diront certains, une chose inévitable qu’il faut accepter tel quel…
Je n’en crois rien, dénoncer cette mortalité reviendrait à s’interroger sur le travail lui-même et sur ça nature souvent inhumaine et rétrograde.
Nous sommes imbibés de l’idéologie du travail, peu de personnes sont capable de s’émanciper de ce carcan idéologique alors remettre en cause le travail… Un tel saut, une telle audace paraissent inconcevables tant le travail occupe une place centrale dans notre société productiviste.
Nous programmons nos enfants dès le plus jeune âge à accepter de se lever tous les matins de leur unique vie pour servir un patron qui leur prendra leur énergie, leur santé et peut être même leurs vies et personne ne s’en émeu, car nous avons été nous aussi programmés.
Que d’aliénation, que de soumission, que de souffrance, que d’humiliation !
Non vraiment le travail ce n’est pas la santé.
Lisez ceci et signez la pétition ICI

Pourquoi j’ai tué par Octave Garnier.

« C’est bien son regard de feu, je le reconnaitrai entre mille » dira de lui l’encaisseur Caby, Octave Garnier dit Octave le Terrassier, était un anarchiste, membre de la Bande à Bonnot qui défraya la chronique au début du 20eme siècle.
Garnier fut exécuté d’une balle dans la tempe par la police le 14 mai 1912 lors du siège de sa planque de Nogent-sur-Marne, à l’issue d’une fusillade qui dura une journée et mobilisa plusieurs centaines de policiers et zouaves.
Son camarade René Vallet fut lui aussi tué lors de l’assaut.
Garnier avait 22 ans.
Je ne cherche bien évidemment pas à justifier les assassinats dont il se rendit coupable lui et ses comparses lors de leurs braquages mais à la lecture de la confession qui suit et qui fut retrouvée par la police dans le planque assiégée je pense qu’il serait stupide de voir en Garnier un simple truand.
Ce texte est très intéressant, il témoigne des injustices qui mèneront le jeune Garnier à faire le choix de la violence.
La violence est-elle légitime quand elle répond à une violence, la violence d’un système qui s’abat sur des enfants, des vieillards, des malades, une violence qui écrase les hommes pour en faire une matière première malléable aux mains des bourgeois ?
Les juriste nous expliquent que nous ne pouvons pas faire justice nous même, mais qui pouvait rendre justice au jeune Garnier à l’époque où le seul choix qui s’offrait à un jeune garçon pauvre était une existence de dur labeur avec l’alcoolisme comme seule issue ?
Qui pouvait rendre justice aux opprimés ? La « justice » des bourgeois ? La « justice » des curés qui promettent aux malheureux une vie après la mort ? mourrez lorsque vous êtes vivant pour vivre lorsque vous serez mort…
Comment un jeune homme plein de vie et d’énergie aurait-il pu accepter une telle existence ?
Garnier fera le choix de la fuite en Belgique dans un premier temps pour échapper au service militaire, sa conscience politique se développera, elle l’amènera à rejoindre des groupuscules anarchistes.
Si Garnier ne s’était pas révolté quel aurait été son destin ? sa vie aurait été celle d’une de l’une de ces brutes dont il parle, pour ensuite finir probablement sous forme de chair à canon sur les champ de bataille de la première guerre mondiale… Voilà le destin que cette société pourrie de la fin du 19eme siècle offrait aux jeunes issus de milieux défavorisés.
Le mérite de Garnier c’est d’avoir su dépasser cette condition, la fuir au prix d’une courte vie.

J’ai trouvé ce texte sur le site suivant : http://infokiosques.net

Infos intéressantes ici : http://fra.anarchopedia.org/Octave_Garnier

Pour ceux qui n’aiment pas lire sur écran vous pouvez écouter ce texte :

 
icon for podpress  Standard Podcast: Play Now | Play in Popup

Les Mémoires publiés dans ce chapitre sont ceux de Garnier et non de Callemin. Ils ont été trouvés à la villa Bonhours de Nogent-sur-Marne et ont été conservés sous scellés portant le numéro 396 avant d’être versés aux Archives de la Préfecture de Police. Par suite d’une erreur, on a mentionné, page I du manuscrit : « Mémoires de Callemin dit Raymond la Science » et c’est sous ce titre que je les ai reproduits. Je profite de la possibilité qui m’est aujourd’hui offerte pour rectifier et je remercie M. Malcolm Menziès qui m’a signalé l’erreur.
J. MAITRON.
Poursuivre la lecture de «Pourquoi j’ai tué par Octave Garnier.»

La souffrance au travail, ça éxiste !

le-travail.gif

Voilà qu’ils la découvre, je veux parler de la souffrance au travail.
Il aura fallut plusieurs suicide médiatisés chez Renault pour qu’on commence à s’interroger : le travail peut il faire souffrir au point de vouloir en finir.
Dans le même temps on nous annonce des mesures de contrôle accrues des arrêts maladie, sans s’interroger le moins du monde sur ce qui provoque ces arrêt maladie, cherchez l’erreur… Poursuivre la lecture de «La souffrance au travail, ça éxiste !»

Devenir SDF c’est possible.

C’est ce que révèle un récent sondage publié dans La Vie et l’Humanité.
48% des personnes interrogées envisagent sans peine la possibilité de devenir elles même SDF.
Cette possibilité n’a rien d’hypothétique pour un français sur deux…elle a rejoint le rang des préoccupations quotidiennes qui hante l’inconscient des français.
Tout perdre, finir en bas, plus bas que terre c’est possible dans notre société obstinée à singer le modèle américain.
On ose nous parler d’insécurité mais de quelle insécurité nous parle t’on ? celle de se faire piquer son portable ou celle de finir sous un pont ? Poursuivre la lecture de «Devenir SDF c’est possible.»

La pauvreté des enfants s’accroit dans les pays riches.

BonheurRien de nouveau sous le capitalisme !
La pauvreté des enfants s’accroît dans les pays riches La pauvreté des enfants a augmenté dans les années 90 dans 17 des 24 pays riches de l’OCDE, où 40 à 50 millions d’enfants vivent actuellement sous le seuil de pauvreté, s’est alarmé mardi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui a pressé les Etats d’agir. Poursuivre la lecture de «La pauvreté des enfants s’accroit dans les pays riches.»

Et oui…

Article de LIBE : « La baisse du temps oeuvré est la seule issue pour enrayer le chômage et rééquilibrer le marché. »

rocard.jpglarrouturou.jpg
Par Michel ROCARD et Pierre LARROU-TUROU
mardi 08 février 2005

«Il faut descendre à 32 heures, sans étape intermédiaire. Cela obligera toutes les entreprises à créer des emplois», affirmait Antoine Riboud, un des plus grands patrons européens, en septembre 1993.
Onze ans plus tard, la durée réelle du travail pour un emploi à temps plein est en moyenne de 38,8 heures (Insee, juillet 2003) et le Premier ministre veut augmenter le temps de travail sous prétexte d’augmenter les salaires et de créer des emplois. Certes, il y a urgence à s’attaquer au chômage. Depuis la réélection de Jacques Chirac, le nombre de chômeurs a augmenté de 200 000 ! Poursuivre la lecture de «Article de LIBE : « La baisse du temps oeuvré est la seule issue pour enrayer le chômage et rééquilibrer le marché. »»

Carnets d’un inspecteur du travail

Dans les librairiesarton390.gif
Carnets d’un inspecteur du travail
de Gérard Filoche.
mercredi 7 avril 2004.

Elle part de chez elle à 7 h 30 du matin, elle revient vers 23 heures,
mais sa journée ne compte que 6 heures payées au Smic. Qui est-ce ?
Une caissière à temps partiel.

35 heures, c’est la durée de travail légale hebdomadaire. 48 heures, c’est la durée maxima d’ordre public. Quelle est la
différence entre les deux ? Treize heures supplémentaires. Poursuivre la lecture de «Carnets d’un inspecteur du travail»