Archives pour le mot-clé «reflexions philosophiques»

Pour une culture de la gratuité

Pour en finir avec l’aliénation capitaliste.
Bravo à Paul Aries pour cette excellente intervention.


Ateliers de la planification écologique: Paul Ariès
envoyé par La-Tele-de-Gauche77. – L’actualité du moment en vidéo.

La retraite c’est révolutionnaire !

Ecoutez l’analyse brillantissime de Bernard Friot sur les retraites.

Il propose une approche radicalement nouvelle de la question par une redéfinition radicale de la notion même de travail.
On pourrait résumer cela à la formule « En finir avec le marché du travail « , c’est ce genre de réflexion indispensable qui permettront d’affronter la pensée dominante libre échangiste et son cortège de résignation et de soumission organisé par ce système nocif.

L’intelligence du barbare par Maurice Rajfus

Vous croisez peut être tous les matins un barbare, sans le savoir, vous lui confiez peut-être même vos enfants, il est là, à vos côtés, dans l’ascenseur, vous parlant sans cesse de tout et de rien, il vous scrute, vous épie sous toutes les coutures.
Vous vous dites « Mais qu’est ce qu’il me veut ce con ? » mais vous le laissez parler car vous ne vous êtes jamais douté de sa véritable nature, cachée, secrète.
Le barbare est le compagnons de nos cauchemards, il a toujours été là, parmis nous, guettant la moindre occasion pour laisser sa trace sanglantes dans L’Histoire  ou plus simplement dans nos mémoires attristées.
Il est notre tristesse,  notre désenchantement, notre peur est sa récompense.
Mais oui, souvenez-vous, vous l’avez déjà croisé : le petits chefaillons du matin, à l’entrée de l’usine, toujours à l’heure, lui ! Le flic ordinaire, à la méchanceté ordinaire qui ne demande qu’a se transformer en gardien de camp ou en bourreau, le voisin médiocre qui vous sourit tous les jours, il est si serviable, le genre à insister pour porter vos commissions mais qui vous dénoncera aux bourreaux le moment venu, quand il vous saura traqué ou menacé.
Vous le trouvez lourd, parfois amusant mais vos enfants ne l’aiment pas et vous n’avez jamais compris pourquoi.
Le barbare c’est un peu un concentré de l’ordure humaine, un être abject mais parfois intelligent.
Cette brute nous a marqué, enfant, à l’époque on l’appelait la terreur des cours de récré, c’était lui, déjà…mais le voilà homme, éduqué, civilisé, il a su revêtir le masque de la furtivité, l’habit du moine, devenir enfin respectable, drapé de l’éloquence du politicien, vous l’écoutez… comme il est fascinant, mais oui c’est ça ! il a raison… tous ces étrangers, tous ces impôts et qui pense à moi ? hein ! Lui, il y pense au moins, il ne pense qu’à ça d’ailleurs, vous pouvez compter sur lui, il sera là le moment venu…

Le barbare moderne pourrait être comparé à ce mafieux qui a changé de manières mais sans modifier ses habitudes. Le petit prédateur a pris de la hauteur. Il s’est investi en politique. Habitué à traiter avec férocité ceux qui, jadis, se risquaient à résister, notre barbare contemporain ne peut toujours pas se départir de cette brutalité qui fait partie de sa nature profonde. Tout naturellement, le barbare a fait des émules. On les trouve sur tous les chemins de traverse. Ils se manifestent sur le lieu de travail, estimant que l’exploitation consentie est bien plus efficace que la simple résignation enseignée par les Eglises. Le Barbare est à nos portes. Il ne cesse de nous surveiller. Notre voisin est peut-être l’un de ces mercenaires qui n’a rien à refuser à la police…

Ecoutez cette émission de Radio Libertaire consacrée au dernier livre de Maurice Rajfus : L’intelligence du barbare.

 
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Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !

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La crise à du bon parfois : moins de consommation, moins de pollution et des gens qui s’arrêtent un instant pour se poser les bonnes questions.
Des questions hautement subversives du style :

  • Pourquoi accepter cette vie ?
  • Où je vais comme ça ?
  • Une autre façon de vivre est elle souhaitable ou seulement possible ?
  • Quelle place doit avoir le travail dans ma vie ?
  • Mon travail a t’il du sens ?
  • Ce travail est-il nécessaire à mon bonheur ?

Ces questions essentielles nous avons renoncé à nous les poser.
Vous n’en avez pas marre de voir tous les matins dans le bus les mêmes tronches d’enterrement ?
Personne ne veut de cette vie et pourtant nous nous accrochons à cette pauvre vie, car nous n’avons que ça, c’est du moins ce que nous croyons ou ce qu’on cherche à nous faire croire.
Pourquoi acceptons-nous de vivre ainsi ?
Nos existences sont absurdes et rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir une vie qui a du sens…
Nous nous agitons comme des mouches dans un bocal, mais nous ne mesurons pas à quel point la vie qu’on nous impose est abjecte.
Tiens j’ai appris que le gouvernement souhaite proposer un service de garde d’enfant aux femmes au chômage pour les inciter à accepter des offres d’emploi, en clair ce gouvernement de merde considère que le temps qu’une femme ou un père passe avec son enfant est une perte de temps qu’il convient d’éliminer…
On va donc payer des inconnus pour s’occuper de votre enfant au lieu de vous aider à vous occuper de lui par l’octroi d’une allocation par exemple… et tout ça pour quoi ? pour vous obliger à accepter un boulot de merde sous-payé.
Le comble serait qu’une femme renonce à s’occuper de son enfant pour bosser dans une de ces crèches à s’occuper des enfants d’autres femmes obligées elles aussi à renoncer à leurs enfants pour aller bosser dans des crèches à la con…
Cette société de merde marche vraiment sur la tête !
Voici un article du Los Angeles Times sur des chômeurs qui sont très contents d’être au chômage.

Chômeurs et heureux de l’être

Perdre son emploi n’est pas toujours synonyme de tragédie. De plus en plus de jeunes Américains en profitent pour prendre du bon temps. Bienvenue dans l’ère du funemployment.
18.06.2009 | Kimi Yoshino

Michael Van Gorkom a été licencié par Yahoo ! fin avril. Il n’a pas paniqué. Il ne s’est pas précipité chez un psy. Au lieu de cela, cet homme de 33 ans, qui vit à Santa Monica, a découvert qu’être au chômage « peut avoir de bons côtés ». Tandis que des millions d’Américains cherchent désespérément un emploi pour échapper aux expulsions et à la faillite [personnelle], d’autres trouvent que la crise économique a du bon. Ces chômeurs heureux sont généralement des célibataires âgés de 20 à 40 ans. Certains ont été licenciés. D’autres ont démissionné, attirés par des plans de départ volontaire avantageux. Maintenus à flot par leurs indemnités, leurs économies, leurs allocations chômage ou leurs parents, ces chômeurs-là ne passent pas leurs journées à écumer les offres d’emploi. Ils en profitent pour voyager. Ils retournent à leurs chères études ou font du volontariat à la soupe populaire de leur quartier. Et au moins jusqu’à l’assèchement de leur compte en banque, ils se satisfont de vivre au jour le jour. Poursuivre la lecture de «Chômeurs : Laissez le travail à ceux qu’aiment ça !»

L’interview de Julien Coupat.

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Voici un texte trés intéressant, une reflexion sur la liberté.
Nous nous croyions libre parce que nous pouvons choisir entre 10 marques de margarine mais que vaut notre liberté quand le pouvoir peut en disposer avec autant de désinvolture en incarcérant n’importe lequel d’entre nous ?
L’affaire de Tarnac c’est le pouvoir mis à nu, dans sa laideur mais aussi sa petitesse car en dépit de ses contorsions il ne parviendra pas à nous faire taire.
Bravo à Julien Coupat pour ce texte remarquable.
Je n’aurais qu’une seule réserve : pourquoi un telle sortie, caché dans un coffre comme un voleur ? j’ai trouvé que ça manquait de panache.
Il faillait sortir et aller parler à la presse, leur dire « me voici et je vais parler », voilà ce qu’il aurait fallut faire.

Julien Coupat : « La prolongation de ma détention est une petite vengeance »

Voici les réponses aux questions que nous avons posées par écrit à Julien Coupat. Mis en examen le 15 novembre 2008 pour « terrorisme » avec huit autres personnes interpellées à Tarnac (Corrèze) et Paris, il est soupçonné d’avoir saboté des caténaires SNCF. Il est le dernier à être toujours incarcéré. (Il a demandé à ce que certains mots soient en italique).

Comment vivez-vous votre détention ?

Très bien merci. Tractions, course à pied, lecture.

Pouvez-nous nous rappeler les circonstances de votre arrestation ?

Une bande de jeunes cagoulés et armés jusqu’aux dents s’est introduite chez nous par effraction. Ils nous ont menacés, menottés, et emmenés non sans avoir préalablement tout fracassé. Ils nous ont enlevés à bord de puissants bolides roulant à plus de 170 km/h en moyenne sur les autoroutes. Dans leurs conversations, revenait souvent un certain M. Marion [ancien patron de la police antiterroriste] dont les exploits virils les amusaient beaucoup comme celui consistant à gifler dans la bonne humeur un de ses collègues au beau milieu d’un pot de départ. Ils nous ont séquestrés pendant quatre jours dans une de leurs « prisons du peuple » en nous assommant de questions où l’absurde le disputait à l’obscène. Poursuivre la lecture de «L’interview de Julien Coupat.»

une interview trés intéressante d’Amin Maalouf.

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Amin Maalouf est un écrivain, journaliste franco-libanais, auteur de plusieurs livres.
Auteur du « Rocher de Tanios » (Prix Goncourt 1993) ou du passionnant « Les croisades vues par les Arabes » que j’ai dévoré il y a quelques années.
Écoutez cette interview qu’il a donnée à la radio suisse*, son regard sur notre monde est vraiment très intéressant.
Le regard d’un sage.

*Émission « Haute définition » de la RSR

 
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l’apprentissage de la liberté.

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Suite à un article paru sur le site http://fr.techcrunch.com reprochant à Facebook de ne pas censurer les groupes de discussion révisionnistes.
La lecture de l’article et les commentaires auxquels il a donné lieu m’ont amené à m’interroger : la censure est-elle légitime et sur quelle base se construit cette légitimité ?
Les victimes ou descendant de victime et plus largement les personnes se sentant offensés par une opinion, ont-elles le droit de décider de ce qui peut être dit, écrit ou lu au sujet de ce qu’ils considèrent comme leur souffrance ?
Des groupes de pression, des lobbys entendent interdire l’expression de certaines expressions, mais de quel droit ?
Les idées de ces groupes révisionnistes me répugnent, mais la liberté m’est chère, elle est sacrée à mes yeux, qui peut m’empêcher de lire ce que ces gens écrivent ? Mon discernement serait-il sujet à caution au point de laisser un tiers décider à ma place de ce qui est bon ou mauvais pour moi ?
C’est ce qu’entendent faire ceux qui promeuvent la censure sur internet ou dans la presse : interdire les opinions qui leur déplaisent et décider à notre place de ce que nous avons le droit de lire ou entendre, pour notre bien, cela va sans dire…
Une bien étrange conception de la liberté.

Selon moi la liberté est indivisible et sacrée, la découper en petits morceaux sous prétexte qu’il y aurait une « bonne » liberté et une « mauvaise » liberté c’est déjà enfoncer un poignard dans le sein merveilleux de la liberté d’expression et tracer un bien triste sillon, celui de la servitude et du conformisme.
La liberté par définition est insolente, dérangeante, provocante, déplaisante, si cela vous dérange alors vous n’êtes pas fait pour la liberté.
Nul ne peut décider pour autrui, nul ne devrait pouvoir faire taire une opinion sous prétexte qu’elle le dérange.
Cela ne veut bien évidemment pas dire que toutes les opinions se valent, mais c’est à chacun de nous de décider, eclairé par notre discernement, la culture, quelle opinion est valable et quelle autre ne mérite qu’indifférence et mépris.
C’est faire bien peu de cas de cette capacité de discernement vraiment !
A choisir dans le fond je préfère encore vivre dans un monde où les pires charognes pourraient écrire n’importe quelle connerie sur n’importe quel sujet que de vivre dans un monde désinfecté à l’eau bénite et à la javel de la bien pensance.
Ce débat n’est pas terminé et il me fait mesurer le difficile apprentissage de la liberté.

Yves Cochet, un sage chez les Verts.

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Yves Cochet fait partie de ces hommes qui m’auraient fait rester chez les Verts s’ils y avaient été plus nombreux.
Pour l’avoir croisé à deux ou trois reprises, je ne peux que souligner la grande lucidité de cet homme sur l’état de notre civilisation.
Le constat est clair, nous allons dans la joie et l’allégresse droit au mur et ne comptez pas sur nos hommes politiques pour y changer quoi que ce soit.
C’est là le drame de notre temps, une cécité généralisée et une incapacité à imaginer un avenir viable pour l’humanité.
Ce n’est pas du catastrophisme, mais du réalisme, le modèle productiviste trouve déjà ses limites et c’est la nature qui fixe ses limites…
Bien entendu des gens comme Yves Cochet son raillés, moqués, mais qu’importe le rire des imbéciles, un jour ils ne riront plus.
Écoutez Yves Cochet…

 
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Travailler tue.

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2 personnes meurent en moyenne chaque jour en travaillant…
Mourir pour gagner sa vie, quelle ironie !
Le travail est l’une des premières causes de mortalité dans le monde, une cause sous-estimée et ignorée et encore je ne parle que des morts directes et pas des maladies engendrées par le travail qui réduisent l’espérance de vie des gens et les tue petit à petit.
On trouve ça normal de voir mourir un mineur ou un maçon à 60 ans alors qu’un pharmacien qui meure à 60 ans ça ne passe pas… il est mort jeune, comme c’est triste…
Les morts des guerres soulèvent le coeur de ceux qui en ont un, ceux du SIDA ou de la pauvreté nous révoltent, mais rares sont les morts au travail qui nous inspirent de la révolte.
Pour quelle raison ? Simplement parce que le travail est l’une de nos vaches sacrées, un élément central dans notre société, une de nos aliénations les plus puissantes qui nous maintien, qui nous contrôle et dirige nos vies, peu y échappent et encore moins s’imaginent une vie en dehors du travail… un mal nécessaire me diront certains, une chose inévitable qu’il faut accepter tel quel…
Je n’en crois rien, dénoncer cette mortalité reviendrait à s’interroger sur le travail lui-même et sur ça nature souvent inhumaine et rétrograde.
Nous sommes imbibés de l’idéologie du travail, peu de personnes sont capable de s’émanciper de ce carcan idéologique alors remettre en cause le travail… Un tel saut, une telle audace paraissent inconcevables tant le travail occupe une place centrale dans notre société productiviste.
Nous programmons nos enfants dès le plus jeune âge à accepter de se lever tous les matins de leur unique vie pour servir un patron qui leur prendra leur énergie, leur santé et peut être même leurs vies et personne ne s’en émeu, car nous avons été nous aussi programmés.
Que d’aliénation, que de soumission, que de souffrance, que d’humiliation !
Non vraiment le travail ce n’est pas la santé.
Lisez ceci et signez la pétition ICI

Tout augmente et l’égoïsme dans tout ça ?

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Ce graphique représente l’évolution depuis 2000 des prix au niveau mondial de l’énergie, l’alimentation et les métaux.
On constate un quadruplement des prix.
Le plus gênant dans cette affaire ce n’est bien évidement pas que nous habitants des pays riches payions plus cher notre gaz ou notre nourriture, non le plus gênant c’est que dans le même temps les plus pauvres  n’ont pas vu leur « revenus » évoluer…
Les choses ont-elles des chances de changer en 2009 ? la crise permettra-t’elle une prise de conscience salutaire ? l’élection de Jésus Chr… je veux dire Obama, permettra-t’elle l’émergence d’une nouvelle sensibilité politique au niveau mondial ?
Ces questions nous nous les posons à chaque fois à la même période de l’année, nous devenon le temps d’un réveillon de grands humanistes petris de morale et de principes et le reste de l’année que faisons-nous ?
Avant de s’interroger sur l’évolution du monde commençons par nous interroger sur nous même : suis-je capable d’évoluer, de changer ? suis-je capable de penser à autre chose qu’à ma pomme ? et que puis-je faire pour changer les choses dans le bon sens ?
Voilà la vraie question qui détermine tout le reste.

Le livre que je souhaite lire.

Je sais pas si certain d’entre vous ont lu ce livre.

Le Commencement d’un monde de Jean Claude Guillebaud
Vidéo envoyée par EditionsduSeuil

Nous sommes au commencement d’un monde. Vécu dans la crainte, ce prodigieux surgissement signe la disparition de l’ancien monde, celui dans lequel nous sommes nés. Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde « nouveau » qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l’émergence d’une modernité radicalement « autre ». Elle ne se confond plus avec l’Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Une longue séquence historique s’achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité métisse.

Voici une interview intéressante de Guillebaud.

 
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Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…

Méditons cette fameuse maxime de Rabelais en jetant un regard lucide sur notre société.
Quand la science n’émancipe plus, quand elle offre ses services aux tyrans, quand elle les arme, quand elle se détourne de sa mission première qui est de nous aider à mieux appréhender notre monde et notre rapport à lui, quand elle oublie de se regarder elle s’oublie elle même et elle ne sert plus l’homme dans sa dimension métaphysique, elle le rabaisse et elle contribue à sa destruction.
La crise des subprimes à été rendue possible par une utilisation dévoyée de la science, je vous propose de lire un texte très intéressant de Denis Guedj, mathématicien.

L’algèbre, la géométrie, les probabilités, la géométrie algébrique, je connais. Les mathématiques financières, connais pas. Est-ce une nouvelle branche des mathématiques ayant créé ses propres concepts, élaboré des théories nouvelles, produit des résultats inédits ? Ou bien est-ce une application particulière des mathématiques à un champ particulier ? C’est une application. Il n’y a pas de mathématiques financières, mais des mathématiques appliquées à la finance (MAF) ! Ces MAF, à quoi servent-elles ? Qui servent-elles ? Ce savoir, ces techniques mises en action dans les cabinets financiers, qu’apportent-ils à l’ensemble de la société ? En quoi servent-ils la majorité des citoyens ? En quoi améliorent-ils notre vie ? Poursuivre la lecture de «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…»

L’école peut il encore sauver la société ?

C’est la réflexion qui me vient suite à mon billet précédent dans lequel je vous parlais de la génération bling bling, une incarnation pathologique d’un système devenu fou, au bord de ses limites et qui aura érigé la médiocrité, la bétise et l’individualisme au rang de système de vie.
Que peut l’école dans un monde devenu fou ?
Que peut la culture dans le brouhaha et le fracas du monde ?
La culture à toujours été le dernier rempart face à la barbarie des hommes, c’est elle qui les rassemble et qui leur rappelle l’unité du genre humain, c’est elle qui les aide a refuser le fatalisme et les ravages du nihilisme.
La culture reconstruit les ponts entre les hommes et détruits les murs qu’il se sont érigé pour ne pas se rencontrer, elle dissipent les peurs et apaisent les esprits dans une quête éternelle vers le progrès et l’émancipation.
Bien entendu ces murs, les plus imposants, sont dans nos têtes et la mission sacrée de l’école est d’aider chaque enfant à les surmonter pour se découvrir et aller de l’avant.
Le tyrans ont toujours critiqué l’école et le savoir, quand l’école est attaqué c’est la liberté qui est attaquée.
Ne l’oublions pas et remettons l’école et la connaissance au premier plan et ne cédons jamais aux sirènes funestes d’un marché qui voudrait s’approprier le sacré et la connaissance.
Sur ces réflexions je vous propose d’écouter une intervention très intéressante d’Albert Jacquard qui anime une chronique quotidienne sur France culture.
Une pépite dans ce monde de fou.

 
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